Comment dire le monde qui est le nôtre, la réalité qui le sous tend et ces évidences au profond des consciences : la marque et le sentiment d’une vie biaisée pour combien par trop de devis et devoirs envers un maelström marchand et une culture résumés par l’argent ce dictateur à toute heure, tel est le dilemme des êtres opposés divisés que nous sommes face aux réponses qui pourtant nous incombent. Ouvrir et toucher les conscients, unir nos différences qu’elles s’ajustent défrichent une terre plus juste, devient l’urgence, quel mode de vivre sera demain sans cette pertinence, la route prise défie trop de sens, à l’horizon menacent tant d’offenses hélas déjà présentes, sans que varie obstinée et entêtée une course époumonant l’indigence la souffrance comme l’aisance. Quel destin nous réserve le profit souverain, quelles luttes, quels combats nous défient, avant que s’éclaire un changement dû à toutes et à tous, que la justice ratifie. Des pans de l’humain, de l’humanité sont exsangues tandis qu’un virtuel nous harangue sans certifier ce qui demain prendra langue. Aujourd’hui est juché sur ses déséquilibres, qui au futur? les pouvoirs, les foules, sera le scribe énonçant une alternative ou l’irréversible d’un formatage par des industries, des entreprises, nous soumettant à leurs cribles, les choix du présent sont lancinants, chacun y répond à son optique, l’avenir s’y confond déjà en un oracle dont les stances mêlent une réalité en effervescence, partagée entre les transes des masses striées d’exaspérations et celles d’un modèle n’ayant partout pour obstination que la satisfaction de ses productions en expansion. En toute conscience la voix du nombre, saura-t-elle, devra-t-elle, s’en émanciper, se faire entendre, nombreuses sont les causes pour qu’enfin cette sagesse propose loin de la folle épopée d’une planète tourmentée, conduite vers quels imbroglios, vers quels scénarios en surchauffe, sans temps de pause pour nos conscients impatients d’être confiants.